Contrat bdsm : exemple, conseils et mise en place

Lors d’une relation BDSM entre dominant-dominé, il est recommandé de mettre en place des règles et un code de conduite à respecter. Dans ce cadre, un contrat BDSM est établi afin que chacun respecte scrupuleusement les règles. Découvrez comment rédiger et conclure un contrat BDSM. Nous vous donnerons un exemple de contrat en bonus à la fin de cette article.

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C’est quoi un contrat BDSM ?

Un contrat BDSM est un document écrit permettant d’établir un accord entre les différentes parties (personnes) impliquées dans une relation BDSM. Habituellement, ces contrats n’ont aucune valeur juridique et aucun acte notarié n’est ainsi nécessaire. Le respect du contrat repose uniquement sur les principes moraux. Cependant, dans certaines situations, l’aspect juridique peut intervenir pour protéger la maitresse même s’il y a un certain flou juridique dans ces situations.

La bonne rédaction d’un contrat aidera à mettre en place une relation SM basée sur des règles strictes et d’établir des punitions en cas de non respect. Le contrat BDSM stipule les obligations, les choses interdites et autorisées et les priorités de chaque partie. La durée du contrat varie énormément. Elle peut être de l’ordre d’une semaine à toute une vie…

Chose importante, un contrat n’est pas universel ! Pour chaque relation, un contrat spécifique doit être rédigé. En effet, de nombreux novices croient que les règles et les conditions contractuelles établies par la communauté BDSM sont les mêmes pour toi mais c’est tout le contraire. Les exemples de contrat BDSM ne doivent qu’être une source d’inspiration. Vous pouvez aussi trouver de l’inspiration auprès des experts sur les sites de rencontre BDSM.

Le contrat est uniquement conclu et valide si les deux parties l’ont accepté et signé préalablement. Seul le maître ou la maitresse peut résilier le contrat avant la date indiquée. Toutefois, dans certaines circonstances, comme l’autorisation préalable de sa maitresse ou la mise en danger, l’esclave aura le droit de résilier le contrat.

Le contrat est le père d’un accord BDSM qui est bien moins complexe. L’établissement d’un accord BDSM peut être aussi rédigé lors de jeux de rôles BDSM comme la pratique du bondage. Il va permettre de définir clairement les limites et les choses autorisées pour que chacun y prend du plaisir pendant l’acte.

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Comment mettre en place un contrat BDSM ?

Pour mettre en place un contrat BDSM, plusieurs étapes sont nécessaires :

  1. Un questionnaire peut être créer de la part du maitre ou de la maitresse. Ce questionnaire va permettre de sonder les pratiques auxquelles le soumis est ouvert ou non. Le mieux est d’utiliser une échelle d’acceptation de 0 à 5 pour chaque pratique (0 = impossible pour moi et 5 = j’en rêve)
  2. Répondre au questionnaire
  3. Discuter et fixer ensemble les objectifs, les désirs, les besoins et les limites des deux partenaires. Le but est de trouver un consensus où chacun y trouve son compte
  4. Choisir une durée d’exécution du contrat. Certains contrat sont exécutables pendant une longue durée tandis que d’autres peuvent servir pour quelques jours. Des clauses de rallongement ou d’interruption peuvent être mis également en place
  5. Vérifier que le contrat est bien réalisable et que toutes les règles spécifiées dans le contrat respectent la volonté des deux parties. Si ce n’est pas le cas, le contrat est bancal et il convient de réécrire les choses qu’ils ne vont pas
  6. Une fois le contrat est rédigé et convient aux deux parties, chacun doit dater et signer
  7. Si chaque partie prend plaisir alors le contrat ira jusqu’à la fin, mais ce n’est pas le cas, le contrat pourra être rompu

Des conseils précieux pour créer un contrat BDSM

La personne dominatrice doit être l’instigatrice du contrat

Il n’est pas rare qu’un esclave soit fou de joie à l’idée de décrocher un contrat d’appartenance BDSM. Il n’est pas rare que les esclaves choisissent de créer leur propre contrat BDSM pour leur maîtres ou leurs maitresses. L’objectif peut être bon, mais un tel contrat est souvent construit sur des jeux de tête, et même le langage sert l’excitation. La personne dominatrice devrait examiner de près un tel contrat et, si elle ne l’aime pas, elle devrait le condamner avec véhémence. Bien sûr, la personne dominatrice demandera à son esclave de rédiger un contrat avec les détails qu’elle décide. Nous suggérons qu’elle rédige les éléments du contrat BDSM qu’elle estime devoir être inclus. Elle seule comprend ce qui est vital pour elle et ce qu’elle attend de son soumis.

Précisez l’essence de l’arrangement

Il convient de préciser si le contrat concerne un jeu éphémère ou une relation sur la durée. Dans le cas d’une relation suivie, il est prudent de préciser quand et dans quelles circonstances le contrat BDSM peut être temporairement suspendu. Dans le cadre d’un jeu, par exemple, l’arrangement peut être limité dans le temps ou même avoir une période d’essai. La possibilité d’un renouvellement du contrat peut être à la fois inspirante et contraignante.

Ne pas exagérer dans le contrat

Ce contrat BDSM est un texte qui atteint les profondeurs et peut pénétrer l’esprit. Un contrat est rarement conclu pour des raisons de justification. Néanmoins, un bon équilibre entre logique et romantisme est recommandé. Vous méritez de pouvoir traduire le contrat sous forme de texte par la suite avec facilité. Si vous êtes enclin à baisser les yeux d’embarras quelques mois après l’avoir lu, c’est que vous l’avez manifestement exagéré à plusieurs égards. L’exagération est possible dans le titre, la terminologie, les responsabilités et les règles.

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Les règles dans le contrat

Les règles dans le contrat d’esclave définissent les arrangements les plus pertinents qui impliquent à la fois la maîtresse et l’esclave soumis dans une mesure égale. Par exemple, dans le cas d’un jeu éphémère, la règle commune est que la maîtresse et le soumis se rencontrent pour une séance tous les mois. Il convient également de préciser ici le type de pratiques BDSM qui sera pratiqué. Si la maîtresse est responsable de l’éducation et du maintien de la chasteté de son soumis, cela fait souvent partie des directives générales du contrat. Le degré d’influence de l’existence sociale, professionnelle et financière peut être établi entre les différents parties.

Les devoirs de la personne dominatrice et du soumis

En général, la personne dominatrice ne se dédouane par ses devoirs et de ses responsabilités. Elle fait un vœu important, comme celui de ne pas causer de dommages durables au corps, à l’âme ou à l’esprit de son soumis. Si le soumis a des tabous, elle accepte normalement de les respecter. Les autres engagements sont propres à chaque relation.

Les obligations générales du soumis envers sa maîtresse sont également précisées dans le contrat BDSM. Par exemple, on peut lui demander de toujours suivre sa maîtresse ou de ne pas porter la main sur elle sans sa permission. Il aura aussi pour devoir qu’il s’inquiète toujours de son bien-être. Si elle souhaite connaître ses problèmes et ses défis, elle le forcera à parler. En théorie, les devoirs diffèrent des règles en ce qu’ils s’appliquent au comportement requis à tout moment plutôt qu’à des comportements particuliers.

Moins c’est mieux

Un contrat BDSM de plusieurs pages devient rapidement lourd. Par conséquent, il est logique que la personne dominatrice se concentre sur l’essentiel pour l’instant et évite de s’enliser dans les informations. Les informations manquantes peuvent être insérées à tout moment et, par nécessité, commandées oralement. En aucun cas, il ne faut oublier que la personne dominatrice se réserve le droit de modifier, d’ajouter ou de raccourcir le recueil de règles et le contrat à tout moment.

La dissolution du contrat BDSM

Selon le type de contrat BDSM, il est bon d’avoir un plan en place sur la façon de rompre l’accord. Par exemple, le soumis demandera officiellement la dissolution, et le lien pourra être rompu cérémonieusement par consensus mutuel. Toute maîtresse exclut la possibilité d’influencer le soumis à cet égard. Seul la personne dominatrice a le pouvoir d’annuler le contrat. On peut se demander si cette règle peut être appliquée dans la pratique, mais elle sert certainement un objectif de censure important.

Exemple d’un contrat BDSM

Découvrez ci-dessous un exemple de contrat BDSM avec lequel vous pourrez vous inspirer pour créer le vôtre. Ne copier-coller pas cette exemple de contrat BDSM mais adapter le en fonction de votre soumis.

Le préambule du contrat d’esclave

Ce contrat établit le partenariat entre Madame et Monsieur. Au sens du contrat, Madame/Monsieur est désormais désignée et décrite comme une esclave. M./Mme. _______, de l’autre côté, comme Maître/Maîtresse.

Dans la structure de cet arrangement, l’esclave / la femme esclave se permet librement d’être asservi(e) par le propriétaire / la femme esclave. Dans ce contrat, il/elle reconnaît qu’il/elle est naturellement soumis(e) et souhaite être asservi(e). Les privilèges, obligations et tabous exacts de l’esclave sont clairement spécifiés dans le contrat lui-même.

Par ce contrat, le signataire devient l’esclave du maître / de la maîtresse et a des obligations foncières envers lui / elle. Il est accepté par le maître / la maîtresse comme son propre esclave / ses propres esclaves. Toutes les parties s’engagent dans cet arrangement volontairement et en connaissance claire de leurs privilèges et responsabilités. Le Maître / la Maîtresse reçoit tous les privilèges et la responsabilité absolue de l’esclave / des esclaves lors de la signature du document.

Responsabilités de l’esclave

  • L’esclave est entièrement soumis à la propriétaire / maîtresse. Elle / Il doit l’affectionner, lui donner du plaisir et le soutenir avec dévotion, lui obéir et le servir.
  • À partir de ce stade, la sexualité de l’esclave n’appartient qu’au propriétaire / à la maîtresse. Les orgasmes ne sont autorisés qu’avec le consentement exprès du maître ou de la maîtresse. L’esclave n’est jamais autorisé à accéder à ses propres organes génitaux pour des raisons sanitaires.
  • L’esclave promet de suivre strictement la volonté du maître ou de la maîtresse et d’adhérer à tous les commandements et lois du maître ou de la maîtresse.
  • L’esclave laisse son corps ouvert au maître à toute heure pour satisfaire les besoins sexuels de ce dernier.
  • L’esclave doit toujours réagir librement et franchement au propriétaire / à la maîtresse. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de questions de conscience personnelle.
  • Le maître / l’esclave est souvent préoccupé par les besoins du propriétaire / de la maîtresse et est prêt à tout pour le/la satisfaire.
  • L’esclave accepte la responsabilité de la prévention des grossesses nécessaires.
  • L’esclave respecte le maître / la maîtresse et s’en remet volontiers à lui / à elle.
  • L’esclave désire être éduqué en tant que serviteur et s’améliorer dans son esclavage.
  • L’esclave se concentre constamment sur lui-même afin d’améliorer son esclavage et de devenir un subordonné plus fort pour le maître.

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Les responsabilités du maître / de la maîtresse

  • Dans un partenariat BDSM, le maître / la maîtresse est souvent soumis à ces lois. Celles-ci représentent la sécurité et l’intimité de l’esclave en public.
  • Le maître / la maîtresse promet qu’il / elle ne violera jamais les limites et les tabous de l’esclave, et qu’il / elle les honorera toujours.
  • Le Maître / la Maîtresse s’engage à ne jamais abuser des privilèges du contrat.
  • Au cours des deux rencontres, le Maître / la Maîtresse assure la protection et la dignité physique et émotionnelle de l’esclave. Par conséquent, il ou elle se retire souvent de tous les actes qui pourraient laisser des marques ou des dommages durables sur le corps, la conscience ou l’esprit de l’esclave.
  • Le Maître / la Maîtresse s’engage à prendre en charge l’esclave pendant une séance et à promouvoir sa forme physique et mentale.
  • Le Maître / la Maîtresse est chargé(e) de s’assurer que l’esclave est bien préparé(e) pour ses responsabilités et ses activités.
  • Le Maître / la Maîtresse s’engage à ne pas châtier l’esclave sous l’emprise de la colère ou sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants.
  • Le maître / la maîtresse est tenu(e) d’utiliser et de cultiver les dispositions normales de l’esclave / de l’esclave. Ce n’est que de cette manière qu’un esclave commencera à cultiver et à affiner sa nature soumise.
  • L’esclave / l’esclave est entièrement et pleinement protégé par le maître / la maîtresse contre les tiers dans le foyer et en public.
  • Le maître / la maîtresse assure l’intimité de l’esclave et maintient le contrat et ses accords cachés aux autres personnes.

Les règles de base

  • Le maître / l’esclave établit les règles de base pour le temps passé ensemble. Ainsi, le patron / l’esclave a le contrôle total des lois et des règlements. En outre, le patron / la maîtresse a le contrôle total de la discipline en cas d’erreur ou de violation de la loi.
  • L’esclave peut recevoir l’étiquette que le patron ou la maîtresse désire. Ce mot doit être dit par l’esclave à tout moment. Le maître / la maîtresse a le droit de modifier le nom s’il / elle le souhaite.
  • Le propriétaire / la maîtresse peut spécifier un ensemble d’ordres brefs que l’esclave / la femme esclave doit reconnaître et suivre. Un claquement du bout des doigts, par exemple, peut indiquer que l’esclave peut assumer un certain rôle.

Directives relatives à la correspondance de l’esclave

  • La communication de l’esclave / de la jeune fille esclave est souvent soumise.
  • Le terme “non” ne doit pas être utilisé pour contacter le maître ou la maîtresse.
  • Les ordres et les demandes du maître / de la maîtresse doivent être suivis d’une réponse “Oui, maître” / “Oui, maîtresse”.
  • Des termes tels que “patron”, “maîtresse” ou “maître” doivent être inclus dans chaque phrase adressée au maître ou à la maîtresse.
  • L’esclave doit s’adresser au maître en utilisant un mode d’adresse formel.
  • L’esclave ne peut utiliser que la troisième personne pour se désigner lui-même. Le terme approprié est “esclave”, “serviteur” ou “serf”. Le pronom informel “je” n’est plus utilisé que dans les conversations informelles et lorsqu’on s’adresse à des étrangers.

Punitions et châtiments

  • Le Maître/Maîtresse et l’esclave acceptent par la présente que l’esclave puisse être sanctionné par le Maître/Maîtresse pour des erreurs et des transgressions. Ces sanctions font partie du processus d’obéissance et servent à préparer l’esclave pour le rendre plus soumis.
  • Le maître/maîtresse a le droit de châtier l’esclave unilatéralement et à sa discrétion à tout moment.
  • Le maître / la maîtresse a le pouvoir de limiter la liberté de mouvement de l’esclave par l’esclavage et les contraintes. Cela peut faire partie de la sanction ou être en comparaison avec celle-ci.
  • En créant des bruits de détresse ou en pleurant, l’esclave peut tenter de contrôler l’intensité de la sanction ou d’implorer la pitié. Cela peut influencer ou non la sanction.
  • Si le maître / la maîtresse le souhaite, l’esclave doit embrasser sciemment une muselière et être bâillonné.
  • Le maître / la maîtresse a le droit de mettre à l’épreuve le seuil de douleur de l’esclave.
  • Lorsqu’il est interrogé, l’esclave doit évaluer sa gêne sur une échelle de 1 à 10. Le propriétaire / la maîtresse atteindra progressivement les limites de l’endurance de cette manière.
  • L’esclave arrêtera le châtiment à tout moment, qu’il soit dans l’inconfort ou pour d’autres raisons. Pour cette raison, un mot de sécurité commun a été décidé. Si l’esclave le dit, le propriétaire doit automatiquement abandonner tout châtiment et libérer l’esclave.
  • Si l’esclave est bâillonné et donc incapable de prononcer le mot de sécurité, il garde un objet protégé sur ses genoux. S’il/elle le perd, cela s’appelle souvent une rupture de séance. Le maître / la maîtresse est tenu(e) de garder un œil sur le safeword ou l’objet protégé équivalent et de se déplacer rapidement.

Les limites de temps du contrat

  • Une période d’essai du contrat est décidée. Cette période d’essai dure 15 jours. Si aucune partie ne se retire de l’arrangement pendant cette période, celui-ci devient contraignant et ne peut être révoqué que sur demande d’un partenaire.
  • Le contrat d’esclavage est considéré comme indéfini dans le temps et dans l’espace et peut, si possible, durer toute une vie.
  • Le contrat est fondé sur la coutume romaine du contrat d’esclave. Celle-ci indique qu’un jour par an, les positions de maître/maîtresse et d’esclave/esclave sont inversées. Cette date est fixée jusqu’à la signature du document ou peut être convenue par toutes les parties. En ce jour, toutes les lois sur les contrats s’appliquent pour les signatures inversées.
  • Dans le cadre du bail, le propriétaire accorde à l’esclave du temps libre. Ce temps est disponible pour les responsabilités personnelles et professionnelles. L’esclave n’est pas tenu de prendre en considération les rendez-vous du maître, mais doit l’en informer à l’avance. Les autres responsabilités de l’esclave sont reportées pendant le temps libre, ce qui lui permet de s’adonner à ses activités quotidiennes sans contrainte.

Les signatures

Les deux parties sont en pleine possession de leurs facultés mentales lorsqu’elles concluent ce contrat d’esclavage. Le contrat est conclu sans pression et dans le respect mutuel des privilèges et des limites personnelles. Par ma signature, je déclare que je respecterai les responsabilités et les lois du contrat, que j’ai entièrement lu et compris.

Signature du maître / de la maîtresse :

Signature de l’esclave :

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